Le projet

Face aux difficultés croissantes de déplacement sur le territoire, le projet d’une liaison multimodale entre le Val d’Yerres – Val de Seine et le pôle économique d’Orly-Rungis doit offrir de nouvelles perspectives aux habitants du sud de l’Île-de-France.

Les 4 prérequis du Conseil départemental de l’Essonne

Lors de l’Assemblée départementale du 4 février 2019, le Département de l’Essonne a défini quatre prérequis auxquels le projet de liaison devra répondre :

  • Un ouvrage utile et efficace: le projet doit améliorer les conditions de circulation entre les deux rives et réduire la congestion des centres-villes.
  • Un investissement raisonnable : le coût de ce projet doit rester dans l’enveloppe budgétaire souhaitée par l’Assemblée départementale. Il ne saurait excessivement excéder un montant compris entre 90 et 120 millions d’euros.
  • Une forte performance environnementale: la prise en compte de l’environnement doit être intégrée dans la conception du projet.
  • Une exigence d’innovation : le projet doit s’inscrire dans une triple vocation d’innovation, à travers son approche et sa gouvernance, dans sa conception et sa construction, et dans la possibilité qu’il ouvre aux nouvelles mobilités.
Une multitude d’hypothèses, un seul tracé optimal

Le tracé optimal

Un seul tracé respecte les quatre prérequis fixés par le conseil Départemental.

D’une longueur d’environ 3,6 kilomètres, la liaison multimodale entre le pôle économique d’Orly-Rungis et le Val d’Yerres – Val de Seine traverserait principalement trois communes : Montgeron, Vigneux-sur-Seine et Athis-Mons.

De nombreuses hypothèses envisagées mais écartées

En 2015, face à des difficultés de déplacements croissantes et dans un contexte d’évolution du territoire, le Département a décidé de procéder à de nouvelles études et à un recadrage du projet. De nombreuses hypothèses, écartées depuis, ont alors été étudiées.

Hypothèse n°1 : L’optimisation des ponts de Villeneuve-Saint-Georges et de Draveil

Optimiser les ponts existants en créant une passerelle pour les piétons et les cycles afin de libérer de l’espace pour :

  • Insérer une voie dédiée aux bus dans le sens de l’heure de pointe
  • Évoluer vers une deux voies par sens

Impact sur la congestion peu conséquent dans la mesure où les accès aux ponts ne sont pas soulagés.

Hypothèse n°2 : Un franchissement en aval du pont du Bourbonnais

Relier par un pont l’avenue du Bourbonnais (Athis-Mons) à la RN6 (Vigneux-sur-Seine), ce qui nécessiterait le passage dans les rues d’Athis-Mons pour rejoindre la D118.

Risque de report du trafic routier dans le centre d’Athis-Mons et donc d’une congestion supplémentaire des voiries d’Athis-Mons, principalement à la sortie du pont.

Hypothèse n°3 : Un téléphérique urbain Draveil-Juvisy

Relier par un téléphérique le centre de Draveil au pôle d’échange de Juvisy-sur-Orge, en desservant la base de loisirs du Port aux Cerises.

Intérêt géographique limité et investissement financier disproportionné par rapport à la fréquentation attendue.

Hypothèse n°4 : Un pont à Viry-Châtillon

Relier par un pont la gare de Viry-Châtillon au centre de Draveil.

Effet très limité sur l’amélioration des déplacements compte tenu de l’éloignement du pont par rapport au pôle économique d’Orly-Rungis.

Hypothèse n°5 : Un tunnel à Port-Courcel

Franchir la Seine par une liaison souterraine entre Athis-Mons et Vigneux-sur-Seine.

Coût d’investissement trop important et tunnel réservé aux véhicules motorisés.

Hypothèse n°6 : Une navette fluviale à Port-Courcel

Créer un bac fluvial ou un bus flottant franchissant la Seine depuis Vigneux-sur-Seine vers le pôle économique d’Orly-Rungis.

Effet réduit sur l’amélioration des déplacements en raison du nombre de voyageurs limité.

Hypothèse n°7 : Un téléphérique urbain à Port-Courcel

  • Relier par un téléphérique le T7 au carrefour des Portes de l’Essonne.

Infaisabilité technique liée aux servitudes aéronautiques de dégagement de l’aéroport d’Orly.

  • Relier par un téléphérique la gare de Vigneux-sur-Seine au rond-point RD118/RD118A

Intérêt local limité et faible rentabilité socio-économique.

L'historique du projet

La problématique des déplacements n’est pas nouvelle et a donné lieu à de nombreux projets sur le territoire essonnien. Aujourd’hui, elle s’accentue considérablement, faisant du projet de franchissement de Seine un enjeu majeur.

2004 : l’Institut d’Amménagement et d’Urbanisme de la région Île-de-France met en évidence les avantages et les inconvénients de 3 sites susceptibles d’être retenus pour le nouveau franchissement de Seine :

  • Le pont du Bourbonnais
  • Le Port-Courcel
  • Le Port-aux-Malades de Draveil

2015 : le Département de l’Essonne ouvre un nouveau cycle d’études sur l’amélioration des conditions de circulation et y associe le Département du Val-de-Marne.

2017 : la Région Île-de-France et le Départemental de l’Essonne votent le Plan régional « anti-bouchon et pour changer la route » qui intègre la création d’un nouveau franchissement de Seine. 

Retrouvez l’intégralité de l’historique du projet dans le dossier de concertation.

Le calendrier prévisionnel du projet

 

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