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Grousseau Jean-Jacques

  • FDS91
  • 2019-07-08

Cette concertation arrive à son terme.
Elle aurait pu constituer une épreuve et donner lieu à un débat stérile entre deux rives, l’une, en légitimité qui aspire à être mieux reliée au bassin d’emploi d’Orly-Rungis (la rive droite), et l’autre, tout aussi légitime, qui demande à préserver son cadre de vie déjà contraint (la rive gauche).

Ces deux volontés ne cessent de s’opposer depuis des décennies et depuis que l’idée d’un franchissement routier a émergé. Elles ne cessent de s’opposer sans jamais produire quelque résultat, sans jamais rechercher le dépassement vers une solution qui rassemble.

La concertation aurait pu donner lieu à ce duel sans issue. Il en fut tout autrement. Si les débats ont pu parfois être passionnés, ils ont aussi fait émerger des consensus.

Le premier, c’est le constat que nous partageons tous, celui de l’urgence écologique : nous ne pouvons plus penser les mobilités de demain avec des solutions vieilles de plus de 50 ans. Nos territoires, quelle que soit la rive, sont touchées par la pollution et la dégradation de notre environnement. En 50 ans, nous avons fait de la voiture une fatalité, faute de transports en commun efficaces. Le constat est clair aujourd’hui : nous ne pouvons plus aller toujours et encore dans le mur et rajouter de la route à de la route… par ce scénario, nous nous condamnons nous mêmes.

Opposer les territoires pour ou contre ce projet ne mènera à rien ; les dirigeants politiques successifs n’ont jamais pu faire avancer le projet, tel que présenté par le département aujourd’hui. Encore moins aujourd’hui.

Une solution a cependant fait l’unanimité dans ce débat : celle des transports en commun, seule solution responsable pour relier efficacement à termes est et ouest, la rive droite à Orly-Rungis.

La concertation préalable a pu faire émerger cette idée d’avenir et qui unit.

Aussi, à l’issue de cette concertation, il appartient au Département de prendre en compte cette demande, cette aspiration et de proposer une solution qui rassemble le département.

Il appartiendra au département de favoriser une liaison est-ouest en transports en commun et d’embarquer les Essonniens derrière cette solution qui pourrait ressembler au prolongement du métro du Grand Paris Express d’Orly vers la rive droite et une gare RER. Cela demandera une forte mobilisation politique et citoyenne, comme le Val-de-Marne avait pu initier il y a plus de 15 ans avec Orbival… qui débouchera dans 5 ans avec la ligne 15 du Métro. La mobilisation, si elle rassemble, peut payer !

Voilà les défis des prochains mois. L’histoire ne s’arrête pas avec cette concertation. Ce projet, tel que présenté par le département, doit bien cesser pour en faire émerger un autre plus fédérateur et d’avenir.

Jean-Jacques Grousseau
Conseiller municipal d’opposition d’Athis-Mons

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