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Morin Geneviève

  • FDS91
  • 2019-07-05

Conseillère Municipale d’opposition, j’ai fait observer le 25 juin dernier lors du CM que l’occasion de la révision du PLU pourrait être aussi l’occasion d’évoquer l’impact du franchissement de Seine sur le développement de la ville.

Apparemment le projet de franchissement qui nous est proposé semble collectionner plus d’oppositions que d’adhésions, y compris dans la version portée par le Département et soutenu par une association dite « d’un pont pour tous ». Malheureusement le tracé sur Vigneux est extrêmement dissuasif alors que la liaison vers la RN 6 pourrait être assurée sans traverser le tissu urbain en longeant la voie ferrée jusqu’au Carrefour du Réveil Matin.

Pourtant, il faut bien traverser la Seine ! Ce sont les statistiques de l’Insee qui le disent en parlant des déplacements pendulaires quotidiens ; les emplois se trouvent sur la rive gauche majoritairement.

Rejoindre le pôle d’Orly Rungis est une évidence, mais aussi Paris et tous les pôles d’emplois et de formation que la rive droite ne possède pas. La fin annoncée de l’Université d’Evry permet également d’imaginer un déplacement du flux des étudiants vers d’autres pôles universitaires, dont qu’Orsay-Saclay mais tous ceux qui se situent sur ou via la rive gauche…

Tenter de résoudre les problèmes du chômage, très peu évoqués dans les contributions, serait certainement l’un des points forts de ce franchissement s’il permet de réduire les freins d’accès à l’emploi des chômeurs.

La question de la création d’emplois et du développement économique sur la rive droite ne se pose toujours pas dans des termes explicites et notamment sous forme de projets, si bien que la nécessité de traverser la Seine reste entière.

Le sujet des alternatives au franchissement entre Athis-Mons et Vigneux n’a peut-être pas été épuisé, même si ce projet apparaît comme le plus crédible notamment pour AROPA. Cependant une ancienne hypothèse de tracé évoquait la construction d’un pont parallèle au pont de la SNCF. Cette solution éviterait certainement les nuisances évoquées par Athis-Mons, et permettrait de dédier le Pont de la Première Armée Française aux circulations douces et de TC.

Sur les grandes questions que sont les dérèglements climatiques, la préservation de l’environnement (air-eau-sols) et reconstitution de corridors écologiques entre la Seine et la Forêt de Sénart, le projet actuel dans son état reste muet sur ces questions indépassables. Difficile dans ces conditions d’obtenir un avis de la population très consciente des dangers encourus tant pour la santé humaine que pour l’environnement par un accroissement des
GES. Ainsi les carburants du futur ne sont pas évoqués. Le travail à distance qui n’a pas fait la percée espérée sera-t-il davantage encouragé ? Le covoiturage sera-t-il davantage soutenu et structuré ? Cette approche systémique n’est pas évoquée pour nous parler de l’économie du projet.

La rétention de toutes ces informations qui pourraient permettre de discuter du projet avec une meilleure connaissance des impacts prévisibles, constitue un faisceau de méfiance. La nécessité d’innover se pose comme un défi qu’il faut relever dans tous les domaines. Cette conception anti démocratique de la « concertation » pose le problème de ses limites alors que sur le fond le projet de franchissement mérite d’être traité pour désenclaver tout ce secteur Nord Est de l’Essonne que les projets actuels aggravent.

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