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Passarrieu Danièle

  • FDS91
  • 2019-07-05

Si l’Essonne devenait ambitieuse, si nous devenions une vitrine pour l’avenir avec un vrai projet de franchissement de la Seine, un projet innovant du 21ème siècle.

Si l’Essonne répondait au seul et vrai défi de limiter le Flux des véhicules. Il faut diminuer le nombre de voitures car nous sommes bien d’accord même si les moteurs fonctionnaient à l’eau, une personne par voiture ne permettrait pas de fluidifier le trafic et les temps de transport resteraient identiques voir accrus.

Si nos élus ne se contentaient pas d’un projet du siècle passé, consacré exclusivement au seul trafic et fret routiers, alors que dans le Projet de Territoire de l’agglomération, les mêmes visaient l’Excellence Environnementale.
Nous y sommes !

Les habitants des villes directement concernées veulent un Franchissement de la Seine Propre et Efficace avec des exigences environnementales.

1) La création du viaduc engendrera un appel d’air qui se traduira par une augmentation du trafic, qui contribuera à congestionner les ouvrages existants. Aucune étude d’impact n’est encore réalisée sur l’évolution du trafic routier.
D’autant que des projets d’aménagements des bords de Seine viennent se greffent sur la rive droite et que nous assistons au développement de plateformes logistiques à proximité.

Dans le même temps le fret ferroviaire qui relie le MIN de Rungis au sud est toujours menacé. Le Min envisage le trafic de 25 000 camions pour le remplacer.

A Vigneux, aucun bilan environnemental sur le projet Haropa (transport de containers) et du parc géant de panneaux photovoltaïques.
Ce qu’à Vigneux, on appelle pudiquement « un éco-parc pour moitié et une plateforme éco-portuaire multimodale », sur 120 hectares.

Le projet du pont prévoit la création d’une Départementale qui longe la ligne de chemin de fer jusqu’à l’ouvrage qui traversera la ligne de RER à Montgeron. Le pont d’accès au parking sera élargi et creusé pour permettre le passage de gabarits plus gros.

Quid du trafic routier concernant les camions ? (Nombre, tonnage, produits dangereux)

2) La concomitance de la concertation sur le viaduc et de la loi LOM, « Loi d’Orientation des mobilités » pouvaient apporter des éléments de réflexion intéressants. En effet, le texte oblige à présenter la thématique « déplacement domicile-travail » dans le cadre des négociations annuelles. Les entreprises et les collectivités territoriales devront établir un plan de mobilité un PDM. Il est regrettable que le Délégué Spécial aux nouvelles mobilités, Conseiller Régional de l’Essonne, ne soit pas intervenu.

Quelles pistes de solutions pour diminuer le flux de véhicules ?

– Transports en commun gratuit.

– Comme dans les années 1970 et pour se conformer aux dispositions de la Loi LOM, exiger des entreprises d’Orly et de Rungis d’assurer des services de bus pour les salariés entre les villes et les lieux de travail. Un bus propre permet à 50 salariés de ne plus utiliser leur voiture personnelle, donc 100 passages jours en moins. Ces salariés n’auront plus besoin de plusieurs véhicules par foyer, et nous entrons alors dans un cercle vertu. (Plus de fluidité de trafic, le budget voiture diminue, moins de pollution, moins de problèmes de stationnement,…)

– Prises de postes à des heures décalées.

– Développement du télétravail, du co-voiturage, des liaisons douces.

De toutes les façons, les entreprises et collectivités vont devoir réinventer les mobilités pendulaires et professionnelles. Et la Loi LOM va impacter les grands enjeux de la stratégie de la région et les projets risquent d’être revus et corrigés.

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